Production et produit :

29, août 2006

L’économie de la pensée consiste à condenser, comprimer un processus en produit (concept) et l’économie de la praxis consiste également à condenser des actions en automatisme (ex : conduire une voiture, marcher, exercer un sport, dextérité etc). La plupart de nos actions et de nos pensées reposent sur cette paresse : nos pensées comme nos actes sont des allants-de-soi.


L’apprentissage de la contre – pensée :

29, août 2006

Décortiquer les choses de pensée (les gros mots : Société etc), cela s’apprend de la même manière que l’enfant apprend à démonter ses jouets. Si par exemple, les parents empêchaient leurs enfants de démonter leurs jouets, jamais il n’acquerraient cette curiosité, cette praxis. De même, notre société produit de plus en plus d’objets de pensée qui s’imposent comme des fatalités, des processus qui ne se laissent plus appréhender, décortiquer au niveau des individus. La transparence fait place à l’opacité de tous les phénomènes qui de ce fait s’imposent aux gens.

Cette perte de praxis sur leur vie (confiscation de la pensée par des professionnels, des actes de leur vie quotidienne par les entreprises qui font mieux … crée une dépendance, un fatalisme, une fascination, une emprise dont la levée nécessite non pas un simple acte ponctuel (je lève l’emprise, je désensorcelle) mais une contre-éducation, une déploiement de ressources pédagogiques considérables encore plus considérable que le mécanisme d’éducation négative auquel ils ont été soumis jusqu’à présent.